Crise diplomatique : La Libye convoque le chargé d'affaires américain après les propos controversés de Donald Trump

Les relations entre Tripoli et Washington connaissent un regain de tension après des déclarations tenues par le président américain Donald Trump lors d'un meeting politique. En réaction, le ministère libyen des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires des États-Unis pour lui signifier sa vive protestation.
Les remous diplomatiques trouvent leur origine dans un discours prononcé par Donald Trump lors d'un rassemblement de campagne à Perry, en Géorgie. S'en prenant au sénateur Jon Ossoff, le président américain a affirmé que ce dernier avait parrainé un projet de loi visant à favoriser l'immigration en provenance de pays qu'il a qualifiés d'« infestés par le terrorisme », citant notamment la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie. Il a également réutilisé une expression péjorative employée lors de son premier mandat pour désigner ces nations.
Ces déclarations ont immédiatement provoqué un tollé en Libye. Le ministère des Affaires étrangères a rejeté avec force l'ensemble de ces propos, estimant qu'ils portent atteinte à la dignité et au prestige du peuple libyen. Fait notable, les différentes factions politiques du pays à travers les institutions divisées ont unanimement condamné ces tentatives d'instrumentalisation de la Libye dans les débats électoraux américains.
Face à la levée de boucliers et à la convocation officielle de son diplomate à Tripoli, l'administration américaine a rapidement cherché à apaiser la situation
Dimanche soir, sur le réseau social Truth Social, Donald Trump a publié un message affirmant l'attachement des États-Unis à leurs liens avec la Libye. Il a décrit le peuple libyen comme « fier, résilient, hospitalier et méritant la paix et la prospérité », tout en saluant les sacrifices consentis par les Libyens dans la lutte contre l'organisation État islamique (Daech), qualifiée d'ennemi commun.
Le président américain a toutefois assorti son message d'une mise en garde, insistant sur le fait que la Libye ne devait pas demeurer un « couloir pour l'immigration clandestine » et que cette situation devait cesser.
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